Demain lundi, dès 9h15 cours de sophrologie, j'espère vraiment que cela me fera du bien, le coiffeur m'a dit, c'est fou ce que vous êtes tendue, bah,  je ne le sais que trop.. en même temps les 20 mn de retard à mon RDV n'ont fait qu'ajouter à mon impatience...mais je ne cesse de me répéter qu'il faut que j'accepte ce que je ne peux changer...plus facile à dire qu'à faire. Bref, cette séance je suis contente d'y retourner après cette interruption dûe aux vacances scolaires. Vite rentrer pour me sustenter un peu et repartir pour le cours de FLI (français langue d'intégration). 

Mardi devrait être plus cool, mercredi matin danse, l'après midi achats de ptits cadeaux pour les copains, jeudi mon cours de modelage et enfin vendredi nous partons pour une petite semaine sur l'ile de France chez des amis, je verrais également, si sa santé le permet mon amie Lolo qui vit des moments particulièrement difficiles, la maladie n'épargne personne, puis je verrai aussi ma fille aînée chouette...pour enfin le 17 m'envoler avec une amie pour le Rajasthan sans l'homme de la maison, une fois encore mon époux me fait faux bon... reviendrai je plus sereine? L'espoir fait vivre. 

Pourquoi vouloir oublier ce qui a été beau, joyeux, heureux, ? juste s'en souvenir avec bienveillance, le sourire aux lèvres, avec une pointe de regret et de nostalgie mais ne plus souffrir ... J'attends beaucoup de ce voyage, je ne sais pourquoi.

Je m'étais imaginée qu'en m'activant, en donnant aux autres, que cela m'apporterait une paix intérieure, il n'en est rien, ce que je fais, je le vis pleinement mais les pensées, les images s'invitent sournoisement, squattent sans aucune vergogne, mon visage et mon être se remplissent d'une tristesse infinie...le manque, vide abyssal, cette descente est vertigineuse.

Alors oui partir, découvrir d'autres lieux mettre de la distance...mais je sais aussi que l'on part toujours avec soi !!! mon souhait est d'avancer, pourtant il me semble que je stagne, que je tourne en rond, que je ressasse bêtement, j'ai même pensé que je me complaisais dans cette mini léthargie, que je suis en boucle et je ne parviens pas à tourner cette page ...je sais que ce chapitre est clos...sa droiture était une qualité que j'appréciais sauf que là franchement elle m'emmerde, d'ailleurs je l'assimile à une psychorigidité de son caractère...moins fun pour le coup...Ah fichus principes lorsqu'ils nous dérangent, nous les mettons de côté...pour mieux les brandir comme nouvel étendard...une vertu malmenée...mots galvaudés, que d'hypocrisie. Bon je sens poindre la rancoeur...ce à quoi je ne m'abaisserai pas.

Allez haut les coeurs !!!

Petula Clark - Coeur blessé