Tout à une fin, les amis sont repartis, puis ma fille est arrivée avec mes "chic ouf" et à leur tour ils sont repartis, ces deux semaines ont été intenses, de visites, de repas, de joie, de rire et pof d'un seul coup dimanche matin les voilà à bord de la voiture un  au revoir, merci à très vite...moi le sourire figé pour ne pas montrer mon chagrin et une fois la porte fermée de fondre en larmes.

Alors une fois de plus, vaquer, s'activer pour ne pas penser...hier j'ai repris le chemin des cours avec les demandeurs d'asile, c'est vrai que cela comble pour partie le manque qui m'assaille chaque jour un peu plus...Mon époux me dit que je déprime et que je devrais consulter...mais il n'y a pas de remède pour ce que j'ai...seul le temps fera son office ou pas.

Je suis souvent seule, cette liberté je n'en profite que peu au fond, elle me permet juste de me noyer dans le souvenir de ce qui a été pour moi une tornade de bonheur, de plaisir et d'amour intense. Je suis heureuse d'avoir vécu cela même si j'en souffre toujours terriblement, tellement de personnes passent à côté de cette communion du corps et de l'esprit...qu'il aurait été dommage de passer à côté. mais aie aie aie...

Je sais qu'il est difficile d'admettre que l'on peut aimer deux personnes à la fois et pourtant lorsque cela vous tombe dessus, tous les beaux principes volent en éclats. Des principes j'en ai bien évidement, mais pas ceux que la morale Judéo-chrétienne impose, sachant qu'ils sont chargés d'hypocrisie et que c'est indéniablement l'occasion qui fait le larron.

Aujourd'hui, je me sens vieille, moche et j'essaie autant que faire se peut de donner le change !!!  ne croyant pas aux miracles, je n'espère plus et je vis une vie insipide dont beaucoup se contenterait si à l'inverse de moi ils ne se posaient aucune question c'est peut être là que réside le bonheur...

"Quand tu n'as pas ce que tu aimes,

il faut aimer ce que tu as.