Conversation
Une des conversations, entre autres, qui revient souvent chez nous avec mes grands petits enfants porte sur la longévité du couple. Enfants de parents divorcés nous sommes, pour eux, un peu la référence en la matière?.51 ans de mariage . Ma mère aurait répondu : "le mariage est une loterie, il faut tirer le bon numéro"
Pour certains, la condition sinéquanone est qu'il faut, non que l'on se doit, une fidélité à toute épreuve, les autres disent que pour eux le secret serait peut être de partager les même goûts en plus de s'aimer bien entendu.
Lorsqu'ils me questionnent, je leurs réponds que nous ne sommes en rien des modèles, que nous avons eu certainement de la chance, mais qu'à mon sens pour qu'une union perdure, il faut surtout une sacrée dose d'amour et d'humour et que comme le chantait Jacques Brel " bien sur nous eûmes des orages" etc... que tout au long de notre vie, leur grand père et moi avons partagé beaucoup de galères, que sans notre amour et surtout notre humour nous aurions divorcé à chaque engueulade. (Mes colères sont italiennes).
Je crois que l'humour dans moult circonstances est salvateur, il permet d'apaiser les tensions.
petite anecdocte (un dimanche après midi, il y a fort longtemps, nous devions rejoindre un couple d'amis pour un anniversaire, nous nous préparons et je dis à mon époux je t'ai sorti un polo, non non me répond t il ,j'ai mis une chemise d'habitude tu préfères je ne me rechange pas !!! grrr bah oui mais pas cette fois, lui dis je..il rechigne mais ne change pas d'avis, excédée je lui dis que puisqu'il aura l'air d'un chauffeur, je m'assierai à l'arrière de la voiture...
il me rétorque ok tu paieras le prix d'un taxi...le fou rire a eu raison de ma colère naissante.)
Sur la fidélité, je réponds que chacun à une idée sur cette dernière, la mienne est que l'on appartient qu'à soi, que s'aimer ce n'est pas appartenir à l'autre, c'est de regarder dans la même direction, être là l'un pour l'autre et pour sa famille, qu'il est préférable en effet de ne pas tromper l'autre, mais que le péché de la chair est très judéo-chrétien, ...que si cela arrive et bien, soit on s'aime et on surmonte, soit on se tait parce que faire de la peine à l'autre est ce vraiment utile ? "N'avoue jamais " chantait Quy Mardel, faire mal par souci d'honneteté??? pour un égarement pas si important que cela, à chacun de voir et d'analyser. De comprendre qu'un couple ce n'est pas un plus un égal deux , qu'il faut compter avec la vie, le quotidien etc et que parfois... "bien qu'au régime, on regarde le menu et on se laisse tenter"....Gourmandise,Faiblesse, culpabilité, regret, remord, surtout vivre et assumer le choix de parler ou de se taire.
Sur les goûts communs, j'explique que plutôt que de croire avoir des désirs communs en épousant ceux de l'autre, qu'il est sans doute préférable de chercher à s'inventer des désirs à partager. Que ce n'est pas grave non plus que de n'avoir pas de goût identique, chacun peut concevoir une activité, un sport, une passion ...s'aimer c'est aussi donner de l'air à l'autre, "le coller serrer"c'est super pour le zouc, mais c'est étouffant, pour autant chaque couple est différent et cela peut aussi convenir. A chacun de trouver son mode de fonctionnement..rien n'est établi, tout se construit avec amour, humour, intelligence et indulgence.
Que la vie il faut se la faire belle, être bienveillant avec soi, avec les autres, arrêter de se flageller, qu'il a mille façon de réussir sa vie de couple, de vivre sa vie tout simplment en couple ou pas, que la réussite n'est qu'un mot, tout comme le bonheur, la liberté et que tout dépend de que ce que l'on met derrière ces mots.