Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Toi, moi, nous...et les autres!!!
Publicité
19 novembre 2021

Essai romanticio erotico sentimentalo

Pour faire suite à la demande de Ambre Neige :

Hélène s'ennuyait,  toujours la même chose, métro boulot dodo était son quotidien et si elle s'inventait un double, une jumelle coquine elle pourrait, les semaines où son époux est absent, explorer cette autre facette d'elle même. Comment vivre avec cela? n'est ce pas proche d'une schizophrénie, ce dédoublement de la personnalité saurait elle l'assumer? Et puis zut !!!

Devant son ordinateur, Hélène se connecte sur un site de rencontre, attends, regarde l'écran, médusée, des signets s'allument, clignotent ! d'un doigt malhabile, clique sur un et d'emblée une conversation s'engage. Timide,  elle répond aux questions, clique sur un autre signet passe ainsi de l'un à l'autre et s'amuse c'est aussi simple que çà.

Très vite, elle devient addicte à ces conversations offrant des possibles. Se sentir ainsi courtisée, convoitée, même si ce n'est que virtuellement, sa féminité ressurgit, reprend le dessus, elle s'entend dire "fini la fée du cottage" je suis EVE;

Ces conversations sont pour le moins inattendues, certaines très correctes, philosophiques, d'autres particulièrement grivoises... Un homme, un certain "S" retient toute mon attention, il semble cultivé, s'intéresse à moi, me pose mille questions sur mes goût, me quitte toujours de façon extrêmement polie, m'invitant à le rejoindre le lendemain, si bien sûr, je le souhaite et si mon emploi du temps me le permet. Eve se sent transformée. Je sais se dit elle que tout ceci est un jeu dangereux, mais il a l'avantage, tant que je reste derrière mon écran, de m'apporter de la joie, je ne m'ennuie plus, mes soirées sont pleines d'échanges, c'est paradoxale mais je communique.

Contente de ce premier contact avec cet autre moi même, je me couche le sourire aux lèvres en pensant en quelque sorte que je suis le docteur Jekkil et Mister Hyde du sexe et du plaisir.

Ce désir que je devinais pour l'autre me transportait, mon désir de l'autre me pousserait à la transe, ce serait un état intense de force et de beauté. Etre désirée et le voir, le sentir, le palper, s'offrir aux émotions par les émotions, ateindre le plaisir intense et le partager, partager un moment d'osmose, par et pour le regard de l'autre, le désir de l'autre, le désir d'un tout, le désir partout, le désir pour tout... J'exultais.

Pure par sessence, tous les sens m'intriguaient, essence de vivre, force de vie, passion de vie, les sens en éveil, la danse commene là où les sens se rencontrent. Je pensais à "S", touchez mon esprit monsieur et je vous donnerai mon coeur, touchez mon coeur et je vous offrirai mon coprs, prenez mon corps et je vous transporterai hors du temps. Je serai sensation, je serai émotion, je serai force de vie; Je riais.

Que ma jumelle me comble, EVE. Avant que mon mari ne revienne, je me connecte, attends un peu et "S" clignotte, très vite comme absorbée je réponds à ce signal !

Après les quelques politesses d'usage, "S" me dit :

Voilà quelques soirs maintenant que nous discutons, accepteriez vous de prendre un verre en ma compagnie?

- Oui je pense pouvoir,

- Ne soyez pas effrayeée, je n'ai que de bonnes intentions à votre encontre,

- Je n'en doute pas

- Demain à la rhumerie vers 12h30 cela vous convient ?

- Oui avec joie

-Je vous y attendrai une rose à la main

- D'accord, merci (intérieurement je me dis un peu cliché la rose, le bachelor comme à la télé ou bien est il socialiste)

je me déconnecte heureuse et prise de panique, je sructe mon dressing, sors les deux robes nouvellement achetées, j'enfile la première, une petite robe noire, simple élégante féminine à souhait, décolleté suggestif, mais sans plus et cet entre deux de dentelle vraiment du plus bel effet, la seconde rouge comme la passion...non trop criarde pour une première rencontre la noire fera l'affaire.

Nous y sommes, je suis stressée, les heures défilent avec une lenteur déconcertante, je ne cesse de consulter ma montre, les douze coups de midi sonnent à Sainte Clotilde, je me remets un peu de rouge à lèvres, prends mon sac à main et je pars. A l'heure dite je me trouve devant la rhumerie, je pousse la porte, fait un rapide tour d'horizon, mon regard s'arrête là, au fond de la salle, un homme vêtu d'un jeans, d'une chemise blanche et d'un balzer m'admire un sourire carnassier aux lèvres...la rose est posée sur la table..c'est donc lui "S". Eve se dit pas mal!!! les jambes flageolantes elle se dirige vers lui souriante et maladroite.

Il se lève, tire la chaise, je m'asseois;

-Je suis heureux que vous soyez là, la rose vous est destinée.

- Merci, mais sincèrement,  je ne comprends ce qui vous a attiré chez moi,

- Vous avez tout ce qu'un homme attend d'une femme, vous êtes intelligente, vive d'esprit, vous avez attisé ma curiosité, je voulais vous rencontrer et je vous avoue je ne suis absolument déçu, vous êtes telle que je l'imaginais.

là je me dis il me prend pour une quiche !!!

-Nous allons déjeuner, prendez vous un Mojito ?

- oui volontiers je vous fais confiance,

- Vous ne devriez peut être pas ...Je plaisante !!!

A l'issue du repas "S" qui se prénome Simon m'invite à nous revoir, force de propositions, cinéma, exposition ou si vous me désirez autant que je vous désire convenons d'un rendez-vous, nous irons à l'hôtel ou chez moi tout ce vous vous voudrez, mais surtout ne me dites que je vous laisse indifférent...Je ne veux en aucune manière vous brusquer, sachez chère Eve, que je vous attends, voici mon téléphone n'hésitez surtout pas, un cinéma, une envie subite de parler ou de faire l'amour...je suis votre homme.

Je le remerciais pour le repas et le moment délicieux passé en sa compagnie, Simon déposa un léger baiser sur mes lèvres et me dis : A très vite Eve, j'en ai la conviction.

Ce baiser furtif avait mis le feu dans mes pensées et pas que mon corps bouillait, l'envie s'imposait, ce que je ressentait en cet instant précis n'était pas une illusion mais bel et bien réel, mon corps réagissait. Je m'imaginais dans les bras de Simon, indécente, garce, féline, je riais tellement cela m'était étranger, je jouais à un jeu dangereux mais n'en avais cure...Toute à cette excitation nouvelle, tard dans la soirée, je prends mon téléphone et j'appelle Simon.

Il décroche :

-Simon, c'est Eve pardonnez moi de vous déranger,

- C'est un plaisir de vous entendre,

- Voilà, si je réfléchis trop longtemps, je n'oserai plus, alors oui je veux vous revoir

- J'en suis heureux, que voulez vous que nous fassions, dites moi,

- Ce que vous voudrez ,

- Je crois que vous avez fort bien deviné ce que je souhaite,

- Est ce vraiment ce que vous souhaitez, faire l'amour avec moi, j'ai bien compris ?

- oui

- Dites le Eve,

- A quoi cela sert il puisque vous le savez,

- C'est important pour moi, il faut que vous ayez la pleine mesure, que vous soyez consciente que vous vous donnerez à moi;

- Oui Simon je veux faire l'amour avec vous.

- Est-ce que vendredi cela vous semble possible, 

- oui parfait

-Je vous propose de nous retrouver vers 12h30 à la Madeleine, nous déjeunerons puis nous irons à l'hôtel cela vous convient?

- Oui c'est pafait.

- Eve, j'ai une faveur à vous demander,

- laquelle ?

- Accepteriez vous de venir me retrouver sans porter votre petite culotte, je trouverai amusant de savoir que cette jolie femme est prête à s'offrir pour l'homme qu'elle rejoint.

- Je ne sais pas si j'oserai et puis c'est indécent?

- C'est par jeu, un jeu sensuel, érotique, je comprends votre réticence, je n'insiste pas, venez comme bon vous semble, mon plaisir sera de vous combler .

- Merci Simon, à vendredi.

- Je vous embrasse et soyez calme tout se passera bien.

- bonne journée.

Je raccroche dubitative, sans culotte, n'importe quoi, pour qui me prend t il, je n'irai pas, je suis déçue, il était, non il est charmant, au fond n'est ce pas ce que je veux "être une femme comblée" éprouver de nouveaux émois, c'est le moment, mais j'ai la trouille.

Mes incertitudes martèlement ma tête, quand saurai je vraiment ce que je veux ? me conduire comme une femme facile cette idée m'effraie et me tente bougrement, oui ce plaisir de se donner à un homme que l'on ne connaît pas, être sur le fil du rasoir et faire fi de la morale et de la bienséance, oui au moins une fois faire ce qui est mal et aimer cela.

Deux jours pour me préparer psychologiquement à cette rencontre, mon visage s'illumine et se renfrogne...

Le jour J, après une bonne nuit de sommeil, un petit déjeuner énergisant, un bon bain où je me prélasse laissant libre cours à mon imagination déjà fertile, ragaillardie je m'enduis le corps d'une huile parfumée, je m'applique à parfaire mon maquillage, sors mes dessous chics, sexy et raffinés, mets je ou pas ma petite culotte, si je la porte j'aurai l'air d'une sainte nitouche et si je la mets pas d'une gourgandine grrrrrrrrr. J'enfile ma jolie robe rouge, me parfume au 5 de chanel, chausse mes escarpins, un rapide regard dans le miroir et l'image renvoyée, est ma foi, plus que satisfaisante, l'esprit en ébullition je quitte mon appartement en route pour la Madeleine.

A la sation Madeleine, je sors rayonnante, l'angoisse chevillée au corps, je l'aperçois tel un felin guettant sa proie, adossé à la rambarde de l'enseigne "Fauchon" décontracté, naturellement élégant, "bon dieu qu'il est beau" . Je m'approche, Simon me voit, un large sourire découvre ses dents blanches, il est à tomber...Il me prend la main et nous nous dirigeons vers le restaurant.

- Vous avez faim?

- Pas vraiment.

- Moi oui, mais je passerai volontiers au dessert.

mes joues s'empourprent, il sourit,

- Decontractez vous, que diriez vous d'une douzaine huitres et d'un verre de Chablis

- Parfait

- Ma chère Eve, avez vous relevez mon défi, portez vous votre culotte?

- Et bien je vous laisse le soin de le découvrir vous même...

- Voilà qui me plaît vous vous encanaillez !!!

Simon est d'une rare sensualité, sa façon de manger les huites est des plus suggestives, ce qui me met dans tout mes états, je me dis si il fait l'amour avec autant de délicatesse et de gourmandise mêlées waouuuu. Simon devinait mes pensées coquines, ce qui ne manquait pas d'amuser ce séducteur avéré...les huitres, le bon vin, le charme irresistible de cet homme, me voilà prête pour l'embarquement vers la volupté.

Simon pose sa main au creux de mes reins et c'est contre lui, que nous rejoignons l'hôtel.  Dans l'ascenseur, il écarte une mèche de cheveux, me caresse les lèvres d'un doigt et de fait téter ce dernier, un sourire dévastateur se dessine sur sa bouche, je suis rouge de honte, il m'embrasse. Ce baiser est profond, fureteur, il me laisse pantoise et chancelante de désir.

Une fois la porte refermée, j'ai bien du mal à être cette coquine que je souhaite si fortement, Simon me guide, me réprimande car je porte une culotte...mais très vite son animalité prend le dessus. Cet homme est exigeant, gourmand, il explore chaque parcelle de mon corps, fouillant mon intimité, la souillant, buvant à sa source réclamant son nectar doux et sucré.

Je suis submergée de plaisir, je me laisse aller, prends quelques iniatives pour le plus grand plaisir de Simon,

-oui Bébé, continue, suce moi encore, lèche mon sexe, gobe le, oui Bébé encore. Simon me tient la tête m'aidant ainsi au va et viens, je deviens avide, je découvre avec stupeur et une joie indicible que j'aime çà.

Nous faisons l'amour tout l'après midi, Simon me dévoile un monde insoupçonné ou les caresses osées et les mots crus qu'il emploie, me choquent et m'excitent à la fois... Cette chambre me révèle ce qu'est l'érotisme, je raffole de ses caresses, de ses mots. Nous nous quittons repus de sexe, nous promettant de nous revoir bientôt.

De retour, je m'examine " miroir mon beau miroir" oui je suis la plus belle, oui je suis désirable, oui j'ai aimé être cette femme un peu garce, oui j'ai aimé faire ces choses que la morale réprouvent, mais quelle jouissance çà en valait vraiment la peine.

Mon téléphone m'indique que je viens de recevoir un message,

" Merci pour ce moment délicieux, à tres vite, ton abricot est succulent et son nectar sirupeux, hummm un vrai délice" , je rougis de plaisir, que dois je lui répondre?

- Plaisir partagé, j'ai également adoré ce moment.

Voilà c'est chose faite.

Publicité
Commentaires
T
D'où viens-je ?<br /> <br /> Pas loin de là :<br /> <br /> https://volublog.blogspot.com/
Répondre
T
Dans cette logorrhée, le glissement d'elle à soi ressemble au frémissement d'un <br /> <br /> soyeux drap... sous un fiel de lit ?
Répondre
H
J'ai beaucoup aimé ton texte, Ambre et toi faites la paire.
Répondre
A
Ouh lala, c'est chaud, très chaud, j'adore !!!!! <br /> <br /> Bravo Estérina, et merci infiniment d'avoir participé à ce petit exercice en nous emmenant dans la marée de tes mots chauds et doux :-)<br /> <br /> Bon week-end à toi !
Répondre
D
Voilà, c'est fait. Ce fut un bon moment sensuel, intense, fusionnel. En te lisant cel m'a rappelé quelques souvenirs où la découverte de l'autre peut être un moment ennivrant!! J'ai aimé lire ton texte très bien écrit !
Répondre
Toi, moi, nous...et les autres!!!
Publicité
Toi, moi, nous...et les autres!!!
Publicité
Archives
Visiteurs
Depuis la création 74 574
Newsletter
Publicité
Publicité