Famille italienne,
Sur cette photo qui date de vla le temps, il y a la famille de mon papa, de son prénom Ercole, ses parents, ses soeurs, ses frères et sa première femme. Mon papa est le plus bel homme, oui oui, jugez par vous même, c'est celui qui est juste au dessus de la mariée, qui n'est autre que ma tante Armelinda, mon grand père Giovanni, sa femme Marietta. A l'extrémité de la photo, son autre soeur avec un chamant bambino sur les genoux est ma tante Alfoncina, mes oncles Italo, luigi, Alfredo, Antonio, Nicola.
Lorsque je regarde cette photo, je ne peux m'empêcher de penser au film "le Parrain" je trouve qu'elle reflète un peu cela, ce clan, l'époque, les costumes et les traditions qui allaient de paire. Non la famille n'était pas mafieuse, mais comme dans toute famille Napolitaine, il y avait un curé et un qui flirtait avec disons, la contrebande, c''était quasi culturel.
Lorsque les chemises noires et Mussolini ont marché sur Rome, mes grands parents et la famille ont émigré en France, mon papa avait tout juste 11 ans, il n'est jamais reparti et opta pour la France et fut naturalisé en 1937. Parti au front, comme beaucoup à l'époque. Marié à la dame à côté de lui sur la photo, de cette union naquit mon frère Gian-Carlo et ma soeur Denise. A son retour de captivité, il divorçà, et en 1947 rencontra celle qui allait devenir ma maman.
Mon père s'était affranchi si je puis dire des contraintes familiales, il a même refusé sa part d'héritage, son divorce a été très mal vécu par la famille, mon père et ma mère ont vécu en concubinage, ma soeur est née en 1950 et moi en 1951. En 1956, nous avons assisté au mariage de nos parents. Nous avons toujours été un peu à la marge de la famille, ma mère n'était pas vraiment acceptée, trop française dans sa façon de se comporter et vraiment pas soumise à l'autorité de son mari, ce qui par la suite engendrera bien des conflits au sein du couple.
En voyant la jolie mariée, je me remémore une journée où agée de 15 ans environ, lors d'un repas où il était question du mariage, un peu arrangé par les deux familles, de ma cousine Anna vivant en italie et de son fiancé(à le fric, les convenances, )...je me suis mêlée de la conversation en disant haut et fort que je trouvais cela scandaleux que pour moi c'était un viol officiel, la claque reçue de la main de ma tante était moins douloureuse que la colère dans les yeux de mon père.
Mon père me dit plus tard que j'étais sans vergogne, bien que j'ai eu raison, je n'avais pas à le dire, de quel droit je m'autorisais à juger sans connaître vraiment les circonstances. J'ai essayé vainement d'expliquer ce que je ressentais, car je ne supportais pas que mon père, que j'admirais tant, que j'aimais tant, qui était mon RAF VAllONE, puisse être fâché contre moi.
A suivre ...